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Rencontres avec la nature des AlpesLe Rossignol des murailles... Sifflements, grincements semblables à du papier froissé ou à du verre brisé… Perché en hauteur, le rougequeue noir est le premier à chanter sous la lune quand les autres passereaux dorment encore. Dès 4 h du matin, ce lève-tôt réveille merles et rougegorges, les stimule pour créer une ambiance festive. En période d’accouplement, il peut séduire la femelle en répétant son chant jusqu’à 5600 fois en une journée. Cris de défi pour défendre son territoire… cris incisifs dénotant une certaine inquiétude…. Cris grésillant d’une marmaille réclamant à manger… Initialement, ce turdidé au plumage discret était inféodé à l’univers minéral. C'est d’ailleurs dans ce milieu qu’il exprime le mieux ses capacités à voler, gagnant d’un coup d’aile, le haut d'une falaise. Oiseau de la roche, il s’est adapté à la présence humaine et profite de ses constructions, monuments, ruines. Devenu oiseau de la pierre, il n’en délaisse pas pour autant ses quartiers d’altitude. Perché sur le faîte d’un toit ou sur une branche, il scrute le sol dégagé, repère une proie et fonce droit dessus. Sautillements, soubresauts, flexions nerveuses, le rossignol des murailles ainsi surnommé agite constamment sa longue queue orange vif rappelant la bergeronnette des ruisseaux. Le mâle se reconnaît à son plumage anthracite, à sa gorge et à ses joues noirâtres et à sa croupe rousse. Plus svelte, la femelle gris souris, présente une poitrine légèrement striée tandis que le juvénile d’un brun tacheté parade sur les roches joliment mouchetées. Nichant en montagne dans des falaises ou en ville dans une fissure de mur, le rougequeue noir semi-cavernicole, est l’exemple type d’une adaptation admirablement réussie. (DD) |
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